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Luc était ce qu’on pouvait appeler un bel homme : blond, grand et musclé, avec un visage harmonieux et des yeux verts. À 35 ans, il ressemblait à un acteur d’Hollywood. Dans la rue, de nombreuses femmes se retournaient sur son passage. Il s’en amusait, fier de l’effet qu’il produisait. Au restaurant ou au bar, il avait régulièrement droit au numéro de la serveuse glissé sur un bout de papier au moment de l’addition. Célibataire endurci, il ne se privait pas de les rappeler. C’est ainsi qu’il était devenu accro au sexe. Ne rigolez pas, c’est une vraie maladie… Avoir envie d’un orgasme du matin au soir, c’est très handicapant.

À l’époque où il était conseiller en assurance, il devait régulièrement s’absenter pour aller aux toilettes se masturber. Ses collègues se demandaient s’il ne souffrait pas d’une maladie intestinale ou d’une cystite chronique. Jusqu’au jour où il oublia de fermer la porte à clé. Le pire moment de sa vie. Il bredouilla une excuse devant un collègue mi-choqué mi-amusé, qui s’empressa d’aller tout répéter. Le pauvre Luc fut convoqué par son responsable, qui lui demanda de calmer ses ardeurs. Dès lors, rires étouffés et messes basses l’accueillaient à chaque pas dans les couloirs.
Il n’eut pas d’autre choix que de démissionner, car impossible d’aller aux toilettes sans se sentir épié.
Au chômage, il disposait de tout le temps nécessaire pour regarder des films pornographiques et ramener des femmes chez lui. Mais pour retrouver du travail, il était conscient qu’il devait se soigner. Il tenta une thérapie de groupe dédiée aux addictions sexuelles. Ce fut une vraie épreuve que de parler à voix haute des pulsions qui le prenaient à n’importe quel moment de la journée. Il fut surpris d’y trouver aussi des femmes, dont Cathy, l’animatrice.
Cathy leur remit un livret détaillant les trois étapes à respecter pour guérir. La première : l’abstinence pendant un mois, pour commencer en douceur. Cela impliquait de supprimer toutes les tentations : films, magazines, sorties dans les bars ou les clubs. Un vrai supplice. Il assista aux réunions hebdomadaires, et Cathy devint sa marraine. Il devait l’appeler s’il sentait qu’il allait flancher. Il essaya de tenir, mais les tentations se présentaient sans cesse. Un soir, alors qu’il s’était commandé des plats chinois, la livreuse parut subjuguée par sa beauté. Elle demanda carrément si elle pouvait rester dîner. Très poli, Luc l’invita à entrer. À peine son manteau enlevé, leurs lèvres se trouvèrent. Il ne put résister. Ce n’était pas de sa faute.
Bilan : beaucoup de plaisir, mais sa thérapie était fichue. Il n’eut pas le courage d’y retourner pour raconter sa mésaventure.


Un matin, alors qu’il faisait ses courses dans une supérette, un agent l’aborda pour lui proposer du mannequinat. Il n’y avait jamais pensé. Il accepta et découvrit un autre monde. Des femmes attentionnées le maquillaient, le coiffaient et l’habillaient. Un jour, une styliste entra dans sa cabine d’essayage pour « inspecter sa tenue ». Elle frotta sa poitrine contre lui, et l’une de ses mains caressa lentement son torse. Leurs regards se croisèrent : il comprit immédiatement ce qu’elle voulait. La photographe était en pause. Ils avaient le temps. Luc la plaqua contre la paroi. Il empoigna ses fesses à pleines mains et la serra contre lui. Devant ses supplications, il remonta sa jupe et glissa deux doigts en elle pour lui procurer du plaisir. Elle n’était pas spécialement jolie, mais Luc s’en fichait. C’était une occasion à ne pas laisser passer. Après son orgasme, elle s’occupa de lui à son tour et s’accroupit. La photographe, revenue chercher son téléphone, fut alertée par les gémissements. Elle tira d’un grand coup sur le rideau de la cabine, juste au mauvais moment. Comportement non professionnel : Luc fut viré illico.
De nouveau au chômage, il s’interrogea sur sa vie. Est-ce que quelques minutes de plaisir valaient vraiment la peine de perdre un travail ? Il ne le faisait pas exprès, il était malade, après tout. Allongé sur son canapé, les yeux rivés au plafond, il soupira. Machinalement, sa main se glissa dans son caleçon. Il s’en aperçut et s’arrêta, excédé par sa propre dépendance. Il se prit la tête entre les mains et cria de colère.
La sonnerie de la porte d’entrée retentit. C’était Cathy – plutôt jolie avec ses cheveux blonds tressés, ses yeux bleus et sa petite robe mauve.
— Bonjour Luc, ça fait longtemps. Je m’inquiétais et je venais aux nouvelles, dit-elle timidement.
— Bonjour Cathy. Je suis désolé d’avoir arrêté les réunions. La thérapie n’était pas pour moi, je n’y arrivais pas.
Cathy s’approcha et lui saisit les mains en le regardant droit dans les yeux.
— Reviens ! Tu n’es pas le seul à avoir rechuté. Je t’assure que je peux t’aider. Il faut en parler, les autres membres du groupe peuvent te donner des astuces sur les pièges à éviter.
Le contact de ses mains déclencha instantanément une érection. Il les retira brusquement. Cathy comprit tout de suite pourquoi.
— Pardon de t’avoir touché !
— C’est malin… j’ai envie de te faire l’amour, là.
Une étrange expression traversa le visage de Cathy. Elle ne semblait pas du tout choquée. Un sourire discret étira ses lèvres.
— Je ne devrais pas te le dire… mais j’en ai très envie aussi, murmura-t-elle en se mordant la lèvre inférieure.
— Et pour la thérapie, alors ?
— On commencera lundi ! dit-elle en avançant vers lui pour l’embrasser à pleine bouche.
Luc la prit dans ses bras et la porta jusqu’au lit. Elle fit glisser sa robe en un éclair avant de lui ôter son tee-shirt. Il palpa sa poitrine généreuse, lui arrachant de petits gémissements. Ils s’embrassaient presque férocement, portés par un désir commun. D’une main de maître, Luc dégrafa son soutien-gorge et la jeta sur le lit. Cathy caressa sa verge. Dans ses yeux, il voyait une autre femme : plus dévergondée, qui savait exactement ce qu’elle voulait. Luc, toujours prévoyant, ouvrit son tiroir et en sortit un préservatif. Cathy n’hésita pas longtemps avant de le chevaucher. Il prit beaucoup de plaisir, empoignant ses fesses tout en donnant des coups de reins. Il la retourna pour se mettre au-dessus et lui lécha les mamelons. Cathy appuya doucement sur sa tête pour qu’il descende plus bas. Quelques secondes suffirent, son corps trembla sous l’orgasme qui explosa en elle.
Une sonnerie retentit soudain. Sa bedaine l’empêcha de se tourner rapidement vers le réveil pour l’éteindre. Sa femme grogna d’impatience, comme tous les matins. Luc soupira. Il scruta sa femme endormie : des cheveux en bataille, un filet de bave séché sur la joue et une haleine de chacal. Il soupira à nouveau. Il n’avait qu’une seule envie… se rendormir, et retrouver Cathy.
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Je suis Audrey, rédactrice web à Tours.
Images générées par IA.
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